Archives de Catégorie: Mes Créas PSP

©️ Laissons-nous toucher…


croqueurs

Pour ce défi 235 chez les Croqueurs de Môts

C’est Dominique qui prend la barre pour la 1e fois et pour ce jeudi poésie, 16 avril, aucune contrainte particulière, ce sera un libre choix.

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Oui laissons-nous toucher par…

Le bruit doux de la pluie
L’averse qui nourrit
Et le vent qui frémit
Dans les branches la nuit

L’odeur d’herbe coupée
Qui embaume les prés
Tout près d’un champ de blé
Que l’on vient de faucher

Une écharpe de brume
Légère comme une plume
Et l’air frais que l’on hume
Loin, très loin, du bitume

Le bruit doux de la mer
Ou les vagues en colère
Un ciel bleu outre-mer
Une plage solitaire

Oui laissons-nous toucher par…

Le regard innocent
D’un tout petit enfant
Et les yeux si aimants
De sa douce maman

Le sourire de l’ami(e)
Qui éclaire un jour gris
Un instant sans souci
Qui fait belle la vie

La main que l’on vous tend
Juste là en passant
Qui efface tourments
L’espace d’un moment

Les petits mots chaleur
Que l’on offre en douceur
Juste venus du coeur
Pour un peu de bonheur

Oui laissons-nous toucher par…

Tous ces instants de vie
Qui font douce la vie
Qui nous donnent l’envie
Et nous sentir en~vie

© Annick 160420

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©️ Ça c’est l’bouquet…


croqueurs

Pour ce défi 235 chez les Croqueurs de Môts

C’est Dominique qui prend la barre pour la 1e fois:
 » A la manière de Giuseppe Arcimboldo qui créa de nombreux portraits, composés de légumes, de fruits, de fleurs, je vous propose d’écrire un poème
( en vers ou en prose ) composé aussi de légumes, de fruits , de fleurs, à votre convenance et selon votre envie, que j’appellerais bien d’un mot-valise un  « Arcimboème »

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Ça c’est l’bouquet

Marguerite et Rose, deux amies,
Aiment les balades l’après-midi.
Mais quand il pleut, qu’c’est jour tout gris,
Se passent un film d’anthologie:
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Un jeune quidam fait le poireau
Au coin d’une rue, s’est fait tout beau.
Il attend Pomme, sa p’tite amie,
Pour une balade au creux d’la nuit.
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Voilà qu’cerise sur le gâteau
S’pointe une voiture, tous feux éteints.
Un fusil sort par le carreau
Et le chauffeur mène bon train.
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Avant de tomber dans les pommes
Ou bien de se prendre un pruneau,
Trouvant tout ça peu rigolo,
Notre quidam s’la joue prude homme.
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Même s’il n’a pas sang de navet
Et s’il a toujours la banane,
Simplement reprend sa bécane,
Part faire un petit tour discret.
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La voiture poursuit son chemin,
Lançant grenades avec entrain.
Appuyant sur le champignon,
S’éloigne enfin, franchit le pont.
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Notre quidam, alors surpris,
Déstabilisé par le bruit,
Perd l’équilibre sur un cassis
Et se retrouve vite hors service.
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« Salsifis ! » se dit-il choqué!
« Adieu le rendez-vous proj’té !
Sûr, m’en vais prendre un avocat!
Vont pas s’en tirer comme ça ! »
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Va demander quelques radis,
De l’oseille compensant soucis,
Pour compenser dégâts commis
Et reprendre le cours de sa vie.
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S’assur’ra d’ leur condamnation,
Qu’ils se r’trouv’ront bien en prison!
C’est quand même un peu ses oignons!
A subi là une agression!
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Fort de retrouver ses pensées,
Il s’arrête dans un champ de blé.
Il pense à Pomme, leur rendez-vous,
Cueille un bleuet joli comme tout.
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S’en retourne vite à la maison
Coup d’téléphone oui avant tout
Pomme et lui se retrouveront
Très vite au milieu du vieux pont
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Film terminé soleil rev’nu
Rose demande « en forme… laitue ? »
À Marguerite détendue.
« Prête pour un tour dans nos p’tites rues ? »

© Annick 080420

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©️ Couleurs d’espoir…


croqueurs

Pour ce défi 234 chez les Croqueurs de Môts

C’est la moussaillonne Durgalola qui s’y colle.
Voici sa proposition …
Participons avec joie, au printemps des poètes.
Pour jeudi 2 avril: en résonance avec l’affiche de Soulages, un poème où se trouve le mot NOIR

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Couleurs d’espoir…

L’espoir un jour s’habille de noir
Quand la haine prend tous les pouvoirs
Que les mots sont diffamatoires
Quand la mort fonce sur un trottoir
Qu’innocence est au désespoir
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L’espoir de rouge un jour se vêt
Quand les armes sont aux aguets
Quand il n’y a plus de respect
Quand le sujet devient objet
Que de la vie on fait rejet
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L’espoir un jour se pare de bleu
Pour un coin d’ciel même brumeux
Pour que les jours brillent de tous feux
Que maladie s’éloigne un peu
Et que bonheur rende radieux
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L’espoir aussi s’habille de rose
Quand vient le temps de faire une pause
Que jours soient faits de petites choses
Qui fassent les heures juste grandioses
Et que la vie alors explose
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L’espoir s’habille couleur soleil
Quand plus besoin d’radioréveil
Quand l’oiseau chante sous la treille
Qu’en fleurs butinent les abeilles
Et que les enfants s’émerveillent
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L’espoir encore se vêt de vert
Quand le printemps chasse l’hiver
Que les arbres ne sont plus couverts
De glace de neige et que piverts
Claquent du bec même à l’envers
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L’espoir est couleur d’arc en ciel
Quand la vie est notre essentiel
Que plus rien n’est superficiel
Qu’on s’attache moins au matériel
Et qu’ l’Amour est exponentiel

© Annick 030420

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©️ Couleur émeraude…


croqueurs

Pour ce défi 234 chez les Croqueurs de Môts

C’est la moussaillonne Durgalola qui s’y colle.
Voici sa proposition …
Participons avec joie, au printemps des poètes.
Pour lundi 30 mars

Avec le coronarovirus, nous sommes contraints à limiter nos déplacements.
J’en connais qui devaient découvrir Milan,
d’autres New York et d’autres peut être Vesoul,
alors je vous propose d’écrire une courte histoire (30 lignes maxi) sur une ville, une région, une montagne, tout simplement un endroit que vous connaissez
ou que vous souhaiteriez connaître.
Seule contrainte, vous mentionnerez le nom d’un ou d’une poétesse dans votre texte

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Couleur émeraude…
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Onde émeraude dans la baie,
Vagues roulant sur les galets,
La belle Audierne et ses reflets
Là dans la brume se mirait.
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Droit sur son socle un’ bigoudène
Face à la mer se concentrait.
Petites barques si lointaines
Parties là-bas elle surveillait.
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De beaux rouleaux devant la plage
Vont faire surfers très très contents.
Si peu de vent oui même au large
Laiss’ra voileux fort mécontents.
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En chanson Théodore Botrel
Disait « Kenavo ma Bretagne »
Moi chaque jour elle m’interpelle
Que ce soit mer ou bien campagne.

© Annick 300320

Photo perso: Baie d’Audierne

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©️ Blouses blanches…bleues…vertes…


croqueurs

Pour ce défi 234 chez les Croqueurs de Môts

C’est la moussaillonne Durgalola qui s’y colle.
Voici sa proposition …
Participons avec joie, au printemps des poètes.
Le 1er jeudi poésie : 26 mars
avec le mot ou thème COURAGE 

Blouses blanches… bleues… vertes…
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Faire un pansement, une piqûre,
Prendre tension, température,
Aider à boire ou à manger,
Vous soutenir ou vous lever…
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Un geste doux, une parole
Qui réconforte ou qui console…
Un vrai regard plein de bonté
Quand on est mal, qu’on va tomber…
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Loriane, Sabine ou Véronique,
Chantal, Michèle ou Dominique…
Elle est bien là, tout près de vous
Pour vous aider, veiller sur vous…
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Que serions-nous sans sa présence ?
Que ferions-nous sans son soutien ?
Elle a vraiment notre confiance,
C’est réconfort et ça c’est bien.
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Merci pour tout ce que vous êtes.
Merci pour tout ce que vous faites.
Et puis surtout ne changez rien :
Malade, sans vous, ce s’rait chagrin !

© Annick 210902 – 260320

Texte écrit en 2002 en hommage aux infirmières du service de cancérologie (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) que j’ai côtoyées pendant mes traitements du cancer du sein.

En hommage au personnel soignant en ces temps si difficiles. 

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©️ Du rêve à la réalité…


croqueurs

Pour ce défi 233 chez les Croqueurs de Môts

Marie Chevalier nous laisse libre choix pour ce jeudi 190320

Alors …
Du rêve à la réalité…
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Un p’tit caillou, malin comme tout,
N’s’interdit rien, l’est un peu fou.
Veut tout oser, ne rien lâcher
Et le monde entier visiter.
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Ainsi bien calé dans la poche
De son ami, un p’tit Gavroche,
P’tit caillou fou, libre d’esprit,
Fera route avec lui, ravi.
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Gavroche n’a pas trouvé d’princesse,
Aucun profil, même de déesse,
Sur les réseaux ne l’a touché.
Lors, vers l’antarctique s’est lancé.
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Volonté chevillée au corps,
Crucial pour lui, dans ce décor,
D’faire part de la dégradation,
Du changement d’classification.
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Comme pour l’autisme, autre combat,
Il ne baissera jamais les bras,
Porte-parole dithyrambique
De ces sujets emblématiques.
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La planète souffre de plus en plus,
Gavroche et d’autres n’en peuvent plus,
Se donnent à fond, nous interpellent.
A nous de suivre leurs appels.
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A nous d’changer d’comportement.
A chacun de faire autrement.
« La Terre n’nous vient pas d’nos parents
Elle appartient à nos enfants »
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© Annick 

« Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » Saint-Exupéry

Texte écrit en juillet dernier pour un atelier d’écriture 

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©️ J’vous fiche mon billet que…


croqueurs

Pour ce défi 232 chez les Croqueurs de Môts

Les Cabardouche propose pour ce jeudi 270220 de composer une poésie à la manière de Sophie Barbaroux, en utilisant des proverbes et des expressions connues.

Alors en route mauvaise troupe! C’est parti mon kiki!
J’vous fiche mon billet que…
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Pour vivre la s’maine des quat’jeudis
Faudrait girafe peigner aussi.
Courir l’guilledou, ce serait trop fort,
Sommes pas sapés comme des milords.
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J’voudrais pas faire ma mijaurée
Ni la pilule vous dorer,
Ce serait la fin des haricots,
On s’tir’rait jamais du ruisseau.
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Mais en baver des ronds d’chapeau,
C’est vraiment pas très rigolo!
Alors prenons la clé des champs,
Pour sûr, c’est ça qu’est important!
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On pourrait tailler une bavette,
Même entendant « Pas d’ça Lisette! »
Se moquer du tiers comme du quart,
Sans jamais faire d’coup d’Trafalgar.
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À personne on ne chant’rait pouilles,
N’sommes pas, et d’loin, des p’tites fripouilles.
Se souciant d’tout comme d’une guigne,
On saurait pourtant rester digne.
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Et en deux coups d’cuiller à pot,
Sans être une flèche ni un lourdaud,
Sans jamais sortir de nos gonds,
Tranquilles comme Baptiste nous serions.
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Sans avoir d’quoi, on serait heureux
Sur chaque jour en homme de peu.
Pas besoin d’péter dans la soie
Pour qu’vie soit belle c’est sûr ma foi!
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À la bonne heure m’en suis tirée!
À la casserole n’vais pas passer!
N’en aurai pas les sangs r’tournés
Parce que maintenant c’est à vous d’jouer!
©Annick 230220

Sophie Barbaroux avait écrit  » Colin Maillard »

Il est fort comme un turc
Et sourd comme un pot
Mais toujours
Tiré à quatre épingles
Il a un appétit d’oiseau
Et un cœur d’artichaut
Un œil de bœuf
Une taille de guêpe
Mais vraiment
Menteur comme un arracheur de dents
Devinez ?
C’est à vous maintenant
De suer
Sang et eau

Expressions tirées du livre de Bernard Pivot « 100 expressions à sauver »… un régal ce livre!

Photo perso

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©️ Au Parc de Padi Pado…


croqueurs

Pour ce défi 232 chez les Croqueurs de Môts

Les Cabardouche propose pour ce lundi 240220: Au pays de PADI-PADO on a supprimé tous les « i » et tous les « o ».
Racontez une visite au zoo de PADI-PADO sans jamais utiliser, ni la lettre « i » ni la lettre « o ».
Vous décrirez ainsi un ou plusieurs animaux.

Au Parc de Padi Pado…
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Y’a des marchants et des rampants
Y’a des géants et des nageants
Y’a des bavards et des muets
Y’a des fureteurs et des discrets
.
Un bel ara tout bleu
S’pavanant just’ un peu
Ça n’se peut pas
Ça n’se peut pas
.
Une sterne parlant
À l’ara s’adressant
Ça n’se peut pas
Ça n’se peut pas
.
Un ara l’écoutant
Une sterne s’pavanant
Ça n’se peut pas
Ça n’se peut pas
Ça c’est sûr … peut-être pas…
.
Y’a de belles fleurs des nénuphars
Y’a des tas d’jeux y’a même un phare
Chacun déambule se régale
C’est un enchant’ment sans égal

© Annick 230220 

« Travelogue » by G & T Designs
https://www.e-scapeandscrap.net/boutique/index.php?main_page=index&cPath=113_189&zenid=78453616f58fe64cddb92cdaf978a63e

Photos perso prises à Pairi Daiza (Belgique)

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©️ Si…et si…


croqueurs

Pour ce défi 232 chez les Croqueurs de Môts

Les Cabardouche propose pour ce jeudi 200220 de composer une poésie commençant par des « si »
et se concluant par un conditionnel enchanteur, à la manière de Jean-Luc Moreau.


Voici pour moi:

Si…et si…

Si l’alphabet n’avait qu’sept lettres,
Si la gomme f’sait tout apparaître,
Si les mots s’lisaient à l’envers,
Si l’exception faisait grammaire,
Si l’pluriel était singulier,
Si l’subjonctif s’la jouait rentier,
Si la virgule jouait les trois points,
Si le mot plus en faisait moins,
Si l’dictionnaire lâchait ses mots,
Si mon crayon filait d’travers,
J’écrirais poème à l’envers,
Les lettres notes dans’raient en chœur,
La page blanche s’rait en couleur,
Je rimerais en chantonnant…
Quel ennui ce monde bien pensant !
© Annick 190220

Jean-Luc Moreau avait écrit:

« Si la sardine avait des ailes;
Si Gaston s’appelait Gisèle
Si l’on pleurait lorsqu’on rit,
Si le pape habitait Paris,
Si l’on mourait avant de naître,
Si la porte était la fenêtre,
Si l’agneau dévorait le loup,
Si les Normands parlaient zoulou,
Si la mer noire était la mer blanche,
Si le monde était à l’envers,
Je marcherais les pieds en l’air,
Le jour je garderais la chambre,
J’irais à la plage en décembre,
Deux et un ne feraient plus trois…
Quel ennui ce monde à l’endroit ! »

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©️ Ô douleur! Ô désespoir! Ô PR ennemie!…


croqueurs

Pour ce défi 230 chez les Croqueurs de Môts

Fanfan nous propose de compléter le texte à trous (la tirade de Don Diègue dans le Cid de Corneille)
par des mots de notre choix pour changer ce texte

Voici pour moi: 

Ô douleur! Ô désespoir! Ô PR ennemie!
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Ô douleur ! Ô désespoir ! Ô PR ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette souffrance ?
Et ne suis-je touchée dans les travaux quotidiens
Que pour subir en un jour ordinaire tant de désagréments ?
Mon bras, qu’avec envie toute la gente admire,
Mon pouce, qui tant de fois a montré cette ardeur
Tant de fois affermi le travail du tendon
Trahit donc ma volonté et ne fait rien pour moi ?
Ô triste souvenir de ma vie passée !
Bonheur de tant de jours en un jour effacé !
Nouvelle ambiance fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d’où tombe mon envie !
Faut-il de votre faute voir triompher le mal
Et partir sans vengeance, ou vivre dans la résignation ?
PR sois de mon quotidien à présent une absente:
Ce haut désir n’admet point un retour sans cesse ;
Et ton jaloux sourire, par cet élan insigne,
Malgré le choix du coeur, m’en a su rendre hostile.
Et toi, de mes exploits contrarié instrument,
Mais d’une main tout de froid inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette vie
M’as servi de courage et non pas d’repoussoir
Va, quitte désormais le terrain de ma main,
Passe, pour me soulager, en d’autres mains.
© Annick

PR: Polyarthrite Rhumatoïde dont je souffre depuis de longues années, les mains étant le plus touchées

 

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